Communauté et immunité
06-02-2022
Retour sur la conférence de Pierre Dulau, lundi 29 novembre, Communauté et immunité. Pierre Dulau, professeur de philosophie en classes préparatoires était invité à l’occasion de la sortie du livre qu’il co-signe avec Martin Stephens Faire face
Une réflexion philosophique sur la crise sanitaire.
Pierre Dulau a proposé de réfléchir à ce qui symbolise le plus immédiatement l’événement de la crise du Covid, dans la réalité triviale de nos existences quotidiennes : le masque. S’interroger sur le masque c’est aussi proposer une réflexion sur ce que masque le masque… notre visage. Mais qu’est-ce qu’un visage ? « Mon visage est ce qui exprime ma singularité insubstituable – c’est-à-dire que c’est la partie de moi qui me signifie, m’exprime ou me traduit, dans mon caractère humainement irremplaçable – unique. » Il traduit « la singularité personnelle de chacun dans l’élément du visible ». Envisager le visage sous cet angle philosophique permet de soulever les problèmes posés par le masque sanitaire : « il soustrait au regard ce caractère propre et irremplaçable de la présence de chacun ». Le masque nous nie « comme des êtres de relations, puisque n’étant plus « offerts » ni « confiés les uns pour les autres, chacun se trouve ramené à sa propre obscurité privée : à la sécurité confortable, mais inquiète de son quant-à-soi invisible ». Pierre Dulau définit enfin le problème moral suscité par le masque sanitaire en proposant le concept de « Pacte de Visibilité Réciproque ». Vous trouverez ci-contre un extrait de son ouvrage définissant ce concept.
Dans un second temps, Pierre Dulau a cherché à comprendre en quel sens, l’événement du Covid traduit la réalité technicienne de notre expérience du monde. « Puisque de communauté il n’y a plus, qu’est-ce qui se substitue en acte à l’expérience relationnelle, ou plus exactement, comment cette dernière peut continuer d’exister en régime de défiance permanente ? » La crise sanitaire met à jour l’existence d’un « technocosme » (le QR code en est une des manifestation) c’est-à-dire d’un monde dans lequel tout est contrôlable ou calculable. L’homme immunisé risque alors de trouver, en réalité, en situation de survie : « Au fond, pour sauver la vie, on a pris le risque de tuer ce qui justifie qu’on cherche à la sauver. »
Quelques autres citations ci-contre vous donneront peut-être le désir de lire l’ouvrage de Pierre Dulau.
Une réflexion philosophique sur la crise sanitaire.
Pierre Dulau a proposé de réfléchir à ce qui symbolise le plus immédiatement l’événement de la crise du Covid, dans la réalité triviale de nos existences quotidiennes : le masque. S’interroger sur le masque c’est aussi proposer une réflexion sur ce que masque le masque… notre visage. Mais qu’est-ce qu’un visage ? « Mon visage est ce qui exprime ma singularité insubstituable – c’est-à-dire que c’est la partie de moi qui me signifie, m’exprime ou me traduit, dans mon caractère humainement irremplaçable – unique. » Il traduit « la singularité personnelle de chacun dans l’élément du visible ». Envisager le visage sous cet angle philosophique permet de soulever les problèmes posés par le masque sanitaire : « il soustrait au regard ce caractère propre et irremplaçable de la présence de chacun ». Le masque nous nie « comme des êtres de relations, puisque n’étant plus « offerts » ni « confiés les uns pour les autres, chacun se trouve ramené à sa propre obscurité privée : à la sécurité confortable, mais inquiète de son quant-à-soi invisible ». Pierre Dulau définit enfin le problème moral suscité par le masque sanitaire en proposant le concept de « Pacte de Visibilité Réciproque ». Vous trouverez ci-contre un extrait de son ouvrage définissant ce concept.
Dans un second temps, Pierre Dulau a cherché à comprendre en quel sens, l’événement du Covid traduit la réalité technicienne de notre expérience du monde. « Puisque de communauté il n’y a plus, qu’est-ce qui se substitue en acte à l’expérience relationnelle, ou plus exactement, comment cette dernière peut continuer d’exister en régime de défiance permanente ? » La crise sanitaire met à jour l’existence d’un « technocosme » (le QR code en est une des manifestation) c’est-à-dire d’un monde dans lequel tout est contrôlable ou calculable. L’homme immunisé risque alors de trouver, en réalité, en situation de survie : « Au fond, pour sauver la vie, on a pris le risque de tuer ce qui justifie qu’on cherche à la sauver. »
Quelques autres citations ci-contre vous donneront peut-être le désir de lire l’ouvrage de Pierre Dulau.
