Nos étudiants au Collège des Bernardins.
10-02-2026
“ Pourquoi la musique ou comment comprendre l’expérience musicale ”
Lundi 16 mars à 20h – Table ronde animée par les étudiants de classe préparatoire littéraire
Concernant la musique, nous nous intéressons habituellement à la qualité du travail d’interprétation ou encore au style de l’artiste, plus rarement à la question du “pourquoi” . Cette table ronde portera sur l’ambivalence du langage musical, entre logos et sensibilité pure afin d’explorer comment la musique signifie, représente et pense le monde sans passer par les mots. En interrogeant la pertinence de la question elle-même, celle de trouver des raisons à une expérience qui échappe souvent à la raison, nous pourrons explorer l’ambivalence de l’entente musicale – qui est aussi un entendement -, expérience intime mais aussi collective ; rationnelle mais aussi incarnée.Enrichie par des lectures philosophiques et littéraires, notre réflexion s’organisera autour d’un échange entre des intervenants aux perspectives diverses : un philosophe de la musique, une violoncelliste, un chef d’orchestre et un danseur, afin de mieux com-prendre, dans un sens polysémique, cette expérience si mystérieuse.
- Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, philosophe auteur de plusieurs ouvrages sur les différents types de “langages-mondes”, dont Pourquoi la musique ? (éd Fayard, 2015) représente le volet esthétique.
- Astrig Siranossian, violoncelliste soliste d’origine arménienne, professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris.
- Gaëtan Jarry, organiste de l’Opéra de Versailles et chef d’orchestre.
- Gil Isoart, ancien danseur étoile sous la direction de Pierre Lacotte et de Rudolf Noureev, professeur officiel du Ballet de l’Opéra de Paris et du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
« La dette des entreprises : un pari trop risqué ? »
Lundi 30 mars à 20h – Table ronde animée par les étudiants de classe préparatoire Economie-gestion (D2)
La dette est-elle toujours un poids dont il faudrait absolument se débarrasser ? La dette publique est ainsi toujours considérée négativement. Peut-on, au contraire, avoir une approche positive de la dette ? La dette de l’entreprise est-elle en ce sens un facteur indispensable de développement ? Ce pari n’est toutefois pas sans limites. A quelles conditions relève-t-il d’une bonne stratégie ? Quand devient-il trop risqué ?
Notre conférence portera sur la dette des entreprises et sur ses liens avec la fiscalité et la société. Lorsque les entreprises s’endettent pour croître, innover ou survivre, qui en porte réellement les conséquences : l’État, les salariés, ou l’ensemble des citoyens ? À travers cette interrogation, nous souhaitons analyser dans quelle mesure la dette peut constituer un levier de développement économique ou, au contraire, un facteur de déséquilibre social.
Le débat cherchera à croiser les points de vue d’économistes, de banquiers et de chefs d’entreprise afin d’éclairer les effets, potentiels ou réels, de la dette : peut-elle être porteuse d’opportunités ou est-elle systématiquement génératrice de risques ?
- Xavier Fontanet, ancien CEO d’Essilo et désormais professeur affilié de stratégie à HEC Paris. Il est égalment l’auteur de plusieurs essais dont De la Stratégie en entreprise en 2024.
- Philippe Juvin, député de la 3ème circonscription des Hauts de Seine et président de la commission du budget de l’Assemblée nationale.
- Christian de Chaisemartin, chieff risk officer à la BNP.
- Stanislas Ordody, chargé d’affaires et expert en évaluation immobilière chez Crédit Agricole Leasing & Factoring.
“La dette, entre justesse et justice”
Mardi 14 avril à 20h – Table ronde animée par les étudiants de classe préparatoire Droit-économie (D1)
Que signifie le concept de “dette juste” : la dette est-elle juste dans son remboursement ou dans sa simple existence ?
Notre conférence explorera le phénomène de la dette à la lumière d’une réflexion sur le concept de “juste”, entre justesse quantitative et justice éthique. Nous y interrogerons ainsi la manière dont la dette et son remboursement émergent d’une nécessité de justesse et d’équilibre mais aussi d’un contrat juridique fondé sur l’obligation entre les parties prenantes. A la lumière d’une réflexion juridique, économique, philosophique mais aussi écologique, nous questionnerons le paradoxe éthique de la dette, moteur de lien social mais aussi miroir de rapports de force inter individuels ou collectifs.
- Cécile Pérès, professeur à l’université Panthéon-Assas en droit privé, directrice du Collège de droit d’Assas.
- Mathieu Plane, Directeur adjoint du département Analyse et prévision de l’OFCE
- Bertrand du Marais, Énarque, Conseiller d’Etat, professeur de Droit à l’Université Paris Est Créteil, Présiden du Forum sur les Interactions entre le Droit, l’Économie et la Société, membre de la CNIL, Président du Conseil National de l’Information Statistique